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Autres prestationsPalmarès des villesPalmarès 2005 (Suisse)

Palmarès des villes suisses 2005

Articles et revue de presse

Résultats

  • Les données du Palmarès des villes romandes 2005 (format htm, 1,2 Mo). Orientation générale, méthodes, résultats pour les 30 indicateurs ventilés par dimension, par taille de la ville, ainsi que par canton. Présentation également sous forme de graphiques synthétiques.

Méthodologie (y.c descriptif des indicateurs)

  • Introduction à la méthodologie du palmarès 2005: Comment scanner les villes (pdf, 1 Mo)

  • Description des 30 indicateurs du palmarès 2005 et postulats. Format pdf, 1,4 Mo).
    Ce document a pour but de décrire les indicateurs utilisés dans le Palmarès des villes suisses en 2005 et de préciser nos postulats. Il présente également plus dans le détail les sources utilisées.

  • Méthodologie détaillée et sources du palmarès 2005 (fichier pdf, 0,2 Mo).

  • Echantillon villes: visualisation sous forme de carte (format pdf, 1,5 Mo).

Principales sources utilisées

 

Description des indicateurs et postulats

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Préambule

Qu’est-ce que la « qualité de la vie »? Le concept est difficilement définissable et les méthodes pour le mesurer sont aussi nombreuses que les personnes qui les élaborent. Pour simplifier, on peut se poser les questions suivantes : quelles sont les villes les plus agréables, les moins chères, les plus faciles à vivre, les moins polluées, les mieux desservies par les transports publics etc.

Les principes de l’ONU contenus dans l’Agenda 21 proposent des actions concrètes afin de promouvoir la qualité de la vie de la population mondiale tout en respectant l’environnement (1). Elles sont aussi à la base des réflexions et des travaux portant sur le développement durable inscrit dans la Constitution fédérale révisée en 1999 (2).

Pour mesurer la qualité de la vie, nous avons pris le parti de nous placer dans une optique individuelle (ce qui est bon pour moi et ma famille) et dans la peau d’un salarié de revenu moyen résidant dans une ville actuellement. Pour le champ temporel, nous nous situons donc dans le court terme (quelques années) et non pas dans le cadre d’une approche longue durée (optique des travaux portant sur le développement durable (projet MONET (3)) ). Nos indicateurs permettent d’abord de mesurer « la qualité de la vie objective », les indicateurs subjectifs (relevant d’enquêtes menées auprès de la population) étant pratiquement inexistant par ville. Nous entendons par « ville » toutes les communes suisses d’au moins 10'000 habitants en 2002 (4).

Pour ce second Palmarès, nous avons établi un tableau comparatif des villes suisses sur la base de 30 indicateurs originaux classés dans cinq dimensions différentes (20 indicateurs et quatre dimensions en 2004): 1) Dynamisme économique; 2) Conditions de vie; 3) Santé, social, culture ; 4) Environnement et transports et 5) Politique et institutions. Outre l'augmentation du nombre d'indicateurs, des changements de deux ordres ont été introduits par l’équipe BADAC par rapport au premier Palmarès 2004: la réduction du poids des indicateurs de nature financière (maximum 1 par dimension) et la prise en compte, pour ces indicateurs, de la part des dépenses cantonales (et non seulement communales); et la modification du mode de calcul de trois indicateurs (densité de la population, dépenses pour l’administration générale, équilibre politique à l'exécutif). Au total, près de la moitié des indicateurs de 2004 ont été modifiés et une quinzaine de nouveaux indicateurs ont été ajoutés. Ceci limite fortement les possibilités de comparaison des résultats 2005 avec 2004. En outre, il convient de comparer les indicateurs par dimension et selon la taille de la ville.

Les indicateurs sont exprimés en déciles, les villes recevant donc une note de 1 (minimum) à 10 (maximum). Le maximum théorique des points est de 300 (6 indicateurs multiplié par 10 points, multiplié par 5 dimensions). Sur les 30 indicateurs, 18 ont un sens « plus » (plus haute est la valeur, meilleur est le rang), 10 un sens « moins » (plus la valeur est élevée, moins le rang est élevé) et 2 sont calculés sur la base d’écarts à la moyenne (plus on s’écarte de la moyenne, moins élevés sont les points obtenus).

 

A. « Dynamisme économique »

Le dynamisme économique est une des conditions d’accès au bien-être de la population. Il permet de trouver des emplois sur place, de gagner sa vie décemment et de favoriser l’obtention de postes de travail intéressants pour les employés.

A1 Bilan migratoire entre 1991 et 2002 (en %)
Le bilan migratoire décrit l’évolution de la population résidente entre 1991 et 2002. Il fournit une indication précieuse quant à la vitalité démographique.

Postulat : plus l’augmentation de la population est forte, plus la ville est considérée comme dynamique du point de vue économique (pouvoir d’attraction; cadre favorable à l’accroissement démographique).

Source : Union des villes suisses (UVS) Tableau 2.1 (7) (5); OFS, section du mouvement de la population.

A2 Revenu imposable en 2000 (en francs par habitant)
Le revenu imposable mesure le niveau de richesse d’une collectivité publique (personnes physiques dans notre cas (6)) .

Postulat : Plus le revenu imposable est élevé, plus la ville dispose des ressources nécessaires à la fourniture de prestations.

Source : AFC (http://www.estv.admin.ch/data/sd/d/index.htm). Calculs propres.

A3 Constructions nouvelles de logements en 2002 (pour 1000 habitants)
Cet indicateur décrit le dynamisme du secteur de la construction. Il révèle aussi les capacités des autorités et du marché à répondre à la demande en logements.

Postulat : Plus le nombre de logements construits est élevé, plus il est facile de s’établir dans la ville convoitée.

Source : UVS 6.1 (2) ; OFS, section information et documentation.

A4 Taux de chômage en 2002 (en % des personnes actives)
Le taux de chômage est un indicateur classique de mesure de la performance économique. En outre, le chômage engendre l’isolement social et des coûts importants pour la société. Plus le taux de chômage est élevé, moins bonne est la situation en termes d’intégration sociale et de santé individuelle.

Postutat: Plus ce taux est faible et meilleur est la santé économique.

Source: UVS 4.1 (9) ; Chômeurs : Seco (Direction du travail) ; personnes actives : OFS (RFP 2000).

A5 Création d’emploi (1998-2001) et part du secteur tertiaire en 2001 (en %)
L’indicateur combine la création d’emplois dans les secteurs secondaire et tertiaire entre 1998 et 2001 (mesure de l’évolution récente sur la base du recensement des entreprises) avec la part des emplois dans le secteur tertiaire. La création d’emploi est bonne pour l’économie en général et dénote un dynamisme de la part des entreprises. La part du secteur tertiaire fournit une indication concernant le secteur produisant le plus de valeur ajoutée. Il indique aussi le secteur où la rémunération est la plus élevée. Les deux indicateurs ont été pondérés par 0.5 afin de ne pas trop pénaliser les régions davantage orientées vers la production industrielle par rapport aux régions davantage tournées vers les activités de services.

Postulat : Plus l’augmentation des emplois est élevé et plus grande est la part du secteur tertiaire, meilleures sont les conditions de travail.

Sources : UVS 3.1 (12, 5) ; OFS (RFE 1998, 2001).

A6 Taux d’activité dans la commune en 2000 (%)
Le taux d’activité (7)décrit le niveau d’insertion de la population sur le marché du travail. Un faible taux d’activité peut signifier que la ville offre peu d’emplois, que l’économie locale est en crise (fort taux de chômage) ou encore que les femmes participent peu à la vie active.
Postulat : Plus ce taux est élevé, plus la ville est attractive en terme économique.
Source : UVS 2.7b (5). OFS (RFP 2000).

 

B. « Conditions de vie »

Les indicateurs de cette dimension visent à déterminer s’il est facile et agréable de vivre dans la ville. Ils se réfèrent principalement au bien-être physique mais aussi partiellement au bien-être psychique.

B1 Densité de la population en 2002 (habitants par hectare)
La densité de la population n’est pas en soi un indicateur de qualité de la vie reconnu, du moins dans les pays à haut niveau de vie. Dans ce cas, une densité trop forte peut suggérer des nuisances (bruit, pollution), alors qu’une faible densité peut impliquer des problèmes d’infrastructures (magasins, services etc.) mais aussi susciter ennui et déprime, raison pour laquelle nous avons préféré calculer des rangs autour d’une densité moyenne. Ainsi, plus on s’écarte de la densité moyenne et moins bon est le score obtenu par la ville.

Postulat : Il vaut mieux vivre dans une ville où la population n’est ni trop dense, ni trop dispersée.

Source : UVS 2.1 (8) ; OFS, sections de l’utilisation du territoire et du mouvement de la population ; cf. aussi projet MONET.

B2 Nombre d’enfants par femme (moyenne 1999-2002)
Le renouvellement de la population est essentiel dans toute société. Selon les démographes, cet indice de fécondité fournit une indication indirecte quant à la politique familiale et aux facilités offertes aux parents par la cité pour accueillir et prendre en charge des enfants (présence de crèches, niveau des allocations familiales, données malheureusement non disponibles par ville).

Postulat: Plus le nombre d’enfants par femme est élevé, plus les conditions de vie sont bonnes.

Sources: Wanner P. Peng Fei., Fécondité dans les communes de la Suisse, 1970-2000. OFS, Demos 2/2004 ; calculs propres.

B3 Aires de détentes 1992/1997 (hectares en % de la surface totale)
Les espaces de détentes sont généralement bénéfiques à la santé physique et psychique. Cet indicateur couvre les surfaces réservées aux espaces verts, aux lieux de détente, les zones d’accès aux lacs, aux cours d’eau et aux surfaces boisées (valeurs standardisées afin d’éviter qu’un type d’espace prenne trop de poids par rapport à un autre).

Postulat : Plus la surface réservée à la détente est importante et meilleure est la qualité de la vie.

Source. UVS 1.1 (2) ; OFS Section utilisation du territoire.

B4 Taux de logements vacants en 2003 (en % de l’ensemble des logements disponibles)
L’accès aux logements est souvent un problème dans les villes. Un marché asséché va de pair avec des loyers élevés et des appartements disponibles peu intéressants.

Postulat : Plus le nombre de logements vacants est élevé et plus il est facile de s’établir ou de rester sur le territoire communal.

Source : UVS 6.2 (10). OFS, section documentation et information.

B5 Coût de la vie (loyers 2000, assurances 2004) (en francs par personne)
Les dépenses pour les assurances et le loyer représentent une part de plus en plus élevée dans le budget des ménages. Notre indicateur somme le coût moyen des loyers (locataires et coopérateurs, en francs par mois) et le coût moyen des primes d'assurances maladie + accidents (adultes de plus de 26 ans en 2004, en francs par mois). NB Dans 16 cantons, le niveau des primes est homogène, donc pas de différence inter ville dans ces cantons.

Postulat : Plus les charges en loyers et en assurances-maladies sont élevées et plus il est difficile de vivre (avec une famille) dans la ville.

Sources : OFS (RFP2000), OFAS (rattaché à l’OFSP).

B6 Charge fiscale en 2002 (personne salariée, mariée, deux enfants et revenu de 90'000 francs par an)
L’attractivité d’une ville se calcule aussi à son taux d’imposition, lequel varie d’une commune et/ou d’un canton à l’autre. Pour mesurer la charge fiscale, nous avons retenu le taux d’imposition d’une famille standard composée d’un couple marié, salarié, avec deux enfants et un revenu moyen de 90'000 francs par an.

Postulat : Moins le taux d’imposition est élevé et meilleur est le score.

Source : UVS 9.4 (10). AFC, division statistique et documentation.

 

C. « Santé, social et culture »

Jouir d’une bonne santé, d’un bon encadrement social et pouvoir profiter d’une large offre culturelle sont des conditions qui déterminent largement la qualité de la vie. Indicateur-clé « Santé, social et culture ».

C1 Dépenses pour la santé, le social, l’éducation et la culture en 2001 (en francs par habitant)
Le niveau des dépenses (selon l’affectation) pour la santé, la prévoyance sociale, l’éducation et la culture déterminent largement l’offre dans ces domaines. Cet indicateur tient compte des dépenses communales et cantonales sans les doubles imputations cantons-cantons.

Postulat : Plus les dépenses sont élevées et plus les prestations offertes sont importantes.

Source : UVS 9.10 (3+4+5+6) ; AFF-OFS 2003, Finances publiques en Suisse.

C2 Elèves par classe (année scolaire 2002 / 2003)
La taille des classes des écoles obligatoires (degrés primaire et secondaire I) détermine la qualité de l’enseignement et l’égalité des chances (8).

Postulat : Plus le nombre d’élèves par classe est faible, meilleures sont les conditions de formation.

Sources : UVS 2.11 (4). OFS, Statistique des élèves et des étudiants.

C3 Etat de santé déclaré (personnes déclarant se sentir «bien à très bien», 1992, 1997, 2002)
Les études épidémiologiques montrent une corrélation entre l’état de santé ressenti et les problèmes de santé et la mortalité. Nous avons construit l’indicateur en trois étapes : a) Sommes de la prévalence des personnes déclarant se sentir « bien » à « très bien » ; b) Moyenne des prévalences disponibles par enquête (1992, 1997, 2002) ; c) Implémentation des valeurs pour 10 villes dont les valeurs cantonales n’étaient pas disponibles (AR=SG, GR=VS, SZ=ZG, SH=ZH, TG=ZH).

Postulat : Meilleur est l’état de santé autodéclaré (« bien » à « très bien ») et meilleur est le score obtenu.

Source : OFS, Enquête suisse sur la santé 1992, 1997, 2002. Calculs propres.

C4 Offre culturelle 2002 / 2003 (pour 1000 habitants)
Nous mesurons l’offre culturelle en utilisant les données disponibles sur le marché de la statistique (nombre de cinémas, de théâtres et de musées par ville) par habitant.

Postulat : Plus l’offre culturelle est élevée, meilleur est le score obtenu.

Sources : OFS (cinémas), OFC (théâtres et musées subventionnés).

C5 Taux de mortalité en 2000 (pour 100'000 habitants, standardisé par sexe et âge)
L’espérance de vie et le taux de pauvreté sont corrélés avec le taux de mortalité. La mortalité varie selon l’âge et le sexe, raison pour laquelle nous avons standardisé les résultats pour ces deux facteurs. La mortalité diffère également selon le type de profession exercée, selon l’exposition à la pollution, selon les comportements devant la santé (consommation de drogues licites ou illicites) et selon le mode de vie (alimentation saine ou non, accès à l’eau potable, isolement social).

Postulat : A un taux de mortalité élevé correspond un environnement socio-économique défavorable (9).

Source : OFS, statistique des causes de décès.

C6 Taux de divortialité en 2000 (pour 1000 habitants (hommes + femmes))
Le taux de divortialité atteint plus de 40% des personnes mariées et touche plus de 10'000 enfants par année (10). Or, le divorce favorise la précarité (en particulier pour les femmes avec enfants) et augmente les risques de problèmes de santé des parents et des enfants.

Postulat : Plus le taux de divorce est élevé, plus les conditions de vie socio-économiques sont difficiles.

Source : UVS 2.3 (9, 10). Autres sources : Santé et comportement devant la santé 1992, 1997, 2002, OFS.

D. « Environnement et transports »

Depuis la Déclaration de Rio en 1992, les autorités et la population en général sont conscients de l’importance des mesures de protection de la nature pour assurer un développement durable. Des mesures sont également prises pour limiter du trafic motorisé individuel et promouvoir les transports publics sans pour autant bloquer la mobilité. Indicateur-clé « Environnement et transports ».

D1 Dépenses pour l’environnement en 2001 (en francs par habitant)
Le niveau des dépenses (selon l’affectation) pour l’environnement (protection et aménagement de l'environnement) fournit une information concernant l’effort consenti dans ce domaine. Cet indicateur tient compte des dépenses communales et cantonales sans les doubles imputations cantons-cantons.

Postulat : Plus les dépenses sont élevées et plus larges sont les mesures prises pour préserver l’environnement et/ou protéger la population de catastrophes naturelles.

Source : UVS 9.10 (8) ; AFF-OFS Finances publiques en Suisse 2001.

D2 Jours de pluie par an (moyenne 2000-2004)
Le nombre de jours de pluie par an (au moins 0,9 mm par jour, y compris la neige) sert d’indicateur synthétique du climat.

Postulat : Plus le nombre de jours de pluie est élevé moins la ville est attractive.

Source : Meteosuisse (via Meteotest : http://www.meteotest.ch/)

D3 Pollution de l’air en 2000 (en mg/m3)
La pollution est un facteur de risque important pour la santé physique et psychique. Nous avons intégré dans notre indicateur synthétique les valeurs relatives aux gaz d’échappement (No2), surtout liées aux voitures roulant à l’essence, et les poussières fines (PM10) produites principalement par les moteurs diesel utilisés par les camions.

Postulat : Plus la pollution est élevée, moins la ville est attractive.

Source : Meteosuisse (via Meteotest : http://www.meteotest.ch/).

D4 Nombre de voitures de tourisme en 2003 (pour 1000 habitants)
Le parc automobile est très élevé en Suisse. Seul 20% des ménages ne possèdent pas de voitures et 30% possèdent 2 ou 3 voitures. Le surplus de voitures engorge les villes et perturbe le système des transports publics. Les voitures produisent également du bruit, de la pollution et occasionnent des accidents.

Postulats : plus le nombre de voitures est élevé et moins bonne sera la qualité de la vie dans la ville.

Sources : UVS 5.2 (12). OFS, statistique des transports.

D5 Victimes d’accidents de la route en 2003 (pour 1000 habitants)
Les accidents de la route sont en constante diminution depuis une quinzaine d’années en Suisse malgré la forte augmentation du parc de véhicules (11). Il n’en demeure pas moins que le nombre d’accidents de la route varie beaucoup selon la ville en fonction des mesures de prévention prises par les autorités. La victimisation fournit une information quant à la dangerosité des routes sur le plan local.

Postulat : Plus il y a de victimes de la route dans la ville, moins bonne est la qualité de la vie.

Source : Bureau de prévention des accidents. OFS, statistique des accidents de la route.

D6 Utilisation des transports publics en 2000 (entrants et sortants sur le total des navetteurs)
L’utilisation des transports publics est fonction de l’offre mais aussi de la politique générale de promotion des transports des autorités. Le recensement fédéral de la population 2000 fournit pour la première fois des indications précises concernant les pendulaires entrants et sortants. Nous avons calculé le rapport entre le nombre d’utilisateurs de transports publics entrant et sortant de la ville par rapport à l’ensemble des pendulaires.

Postulat : Plus le pourcentage d’utilisateurs des transports publics est élevé, meilleur est le score.

Source : UVS 2.7b (6, 7, 8, 9). OFS (RFP 2000).

 

E. « Politique et institutions »

La politique et les institutions jouent un rôle important dans l’organisation et la gestion de la société. Les indicateurs retenus permettent de se faire une meilleure idée de la vitalité démocratique des villes, de leur progressisme et de la place de l’administration générale dans la cité.

E1 Dépenses pour l’administration générale communale 2001 (en francs par habitant)
Le niveau des dépenses pour l’administration fournit une information concernant la gestion des dossiers de l’administration centrale. Cet indicateur exclut la part des dépenses cantonales considérant que la répartition des tâches strictement administratives est généralement bien définie entre les différents échelons institutionnels (pas d’effet de transferts significatifs pour ce type de dépenses).

Postulat : Il vaut mieux vivre dans une ville qui dépense ni trop peu (services insuffisants) ni trop pour son administration (bureaucratisation).

Source : UVS 9.10 (1) ; AFF-OFS Finances publiques en Suisse 2001.

E2 Taux de participation moyen aux élections au Conseil national (1999, 2003)
Une façon d’influencer la politique est de participer activement aux processus décisionnels. Le niveau de participation aux élections (mais aussi aux votations) décrit le degré d’intégration de la population et le degré de confiance des électeurs dans le système politique. En 2003, 45% des électeurs inscrits ont participé aux élections au Conseil national.

Postulat : Plus le taux de participation au Conseil national est élevé, plus la vitalité démocratique est forte.

Source : OFS, section politique

E3 Equilibre politique à l’exécutif en 2003
S’agissant des autorités, nous valorisons le pluralisme à l’exécutif, mais seulement jusqu’à un certain point. Notre indicateur (calculé en rapportant le nombre de partis au conseil exécutif à la racine cubique du nombre de sièges disponibles à l’exécutif) pénalise les villes qui ont un exécutif pléthorique.

Postulat: Meilleur est l’équilibre entre les forces politiques à l’exécutif et le nombre de sièges disponibles, meilleure est la gestion politico-administrative (risques de blocages limités).

Source : UVS 10.2 (Enquêtes propres de l’UVS).

E4 Indice de progressisme en 2004
Le progressisme, l’ouverture, la tolérance sont des valeurs qui sont souvent associées au milieu urbain. Notre indicateur de « progressisme absolu » a été créé sur la base des résultats communaux de 4 votations fédérales en 2004: internement à vie des délinquants sexuels, introduction de l’assurance maternité et naturalisations facilitées (deux votes, divisés en deux dans l'indice)). Notre indice tient également compte du degré de « progressisme relatif » de la ville par rapport au résultats cantonal (plus on s’écarte de la moyenne cantonale, moins bon est le score). Chacune des deux parties de l’indicateur a été pondérée par 0.5.

Postulat : Plus le progressisme est important et plus les résultats de la ville sont proches des résultats cantonaux et meilleur est le score obtenu.

Source : OFS, section politique. Calculs propres.

E5 Instruments de démocratie directe en 2000
Sur le plan suisse, les droits populaires sont variables en fonction du niveau institutionnel et de la situation géographique. En effet, selon le canton ou la commune, les droits d’accès à l’expression démocratique varient fortement. Cet indicateur d’accès aux « instruments de démocratie directe » somme tous les leviers démocratiques à disposition des élus ou de la population (droits d’initiatives, de référendums, possibilité de contre-projets).

Postulat : Plus le nombre d’instruments à disposition est grand, plus grandes sont les chances des élus ou de la population de faire valoir ses intérêts vis-à-vis des autorités et donc d’avoir une influence sur leur devenir.

Source : Université de Genève, C2D, Bützer 2003. Calculs propres.

E6 Intégration des étrangers 1995-2004
La part des étrangers résidant en Suisse est importante (20%), en particulier dans les villes (parfois jusqu’à 40-50%). Les capacités d’intégration de cette population est un élément essentiel de la politique urbaine. Pour calculer cette intégration, nous avons eu recours aux indicateurs disponibles, soit a) le taux de naturalisation moyen 1995-1998; b) Le taux de naturalisation pour 100 étrangers en 2000 ; c) le taux de personnes avec permis C naturalisées en 2000 et c) le droit de vote et d’éligibilité en 2004. Nous avons ensuite calculé une moyenne des rangs des 3 premiers indicateurs en ajoutant des points supplémentaires pour les villes offrant des possibilités quant au vote et l’éligibilité sur le plan communal.

Postulat : Plus la part des étrangers naturalisés est grande, respectivement plus ils ont accès au vote et à l’élection, plus fortes sont leurs capacités d’intégration et d’intervention sur leur devenir.

Source : OFS (ESPOP). Forum suisse pour l’étude des migrations et la population. Calculs propres.

 

Précisions quant aux sources utilisées

La disponibilité et le degré d’accès aux indicateurs déterminent aussi le classement. Comme en 2004, la plupart de nos indicateurs sont issus de la publication intitulée Statistique des villes suisses (65e édition 2003, données réunies par le service de statistique de la ville de Zürich et publiées par l’Union des villes suisses en 2004). La majorité des données présentées dans cette brochure de 127 pages a été produite par l’Office fédéral de la statistique (OFS), par l’Administration fédérale des finances et des contributions ainsi que par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP, données OFAS). Les données relatives à la pollution et au climat ont été livrées par Meteotest. Les résultats relatifs à l’intégration des étrangers et le taux de fécondité par femme ont été fournis par le Forum Suisse des migrations et des études de population (FSM). Les données relatives aux instruments de démocraties directes sont disponibles via le site du Centre de démocratie directe (C2D) de l’Université de Genève. Nous remercions toutes les personnes qui nous ont aidés à collecter et interpréter les données (en particulier Messieurs Philippe Wanner (FSM), Nicolas Siffert (OFSP), Christoph Junker et Werner Seitz (OFS)).

 

Notes

(1) http://www.un.org/esa/sustdev/documents/agenda21/french/action0.htm

(2) Cst. Art. 73 Développement durable ; OFS : Indicateurs et postulats de développement durables;publications diverses.

(3) MONET est un système d'indicateurs destiné au monitoring du développement durable (Monitoring der Nachhaltigen Entwicklung).

Son but est d'informer la population et les décideurs de la situation et des tendances de ce processus quant à ses trois dimensions sociale, économique et environnementale. Il est réalisé conjointement par l'Office fédéral de la statistique (OFS), l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage (OFEFP) et par l'Office fédéral du développement territorial (ARE).

(4) Une exception à la règle avec Moutier, ville déjà incluse dans le Palmarès 2004 pour couvrir le Jura bernois.
Par contre, la Neuveville, Payerne et Peseux ont dû être retirées du Palmarès 2005 pour garantir la fiabilité de certains nouveaux indicateurs très sensibles à la taille de la population (comme le taux de mortalité).

(5) Septième colonne du tableau 2.1. Pour toutes autres abréviations, cf. http://www.badac.ch/FR/news/abreviation.html

(6) Sont pris en compte les cas normaux et les cas spéciaux s’acquittant d’un impôt fédéral direct.

(7) Part des personnes domiciliées et travaillant dans la commune + celles venant de l'extérieur travaillant dans la commune en 2000 divisé par la population résidente 2000.

(8) Cette analyse a été confirmée par les résultats d’une étude importante sur l’effectif des classes qui avait suscité un large débat dans les années soixante-dix (Glass et Smith, repris dans BIT, 1981) et selon laquelle, en dessous de certains seuils et selon les circonstances, l’effectif d’une classe a une incidence sur l’enseignement et sur l’apprentissage.

Cette causalité est particulièrement vraie dans les villes où la part des élèves de nationalité étrangère est importante. Source: Bracey, 1999
(9) Des travaux scientifiques soulignent qu’une partie de la mortalité est exportée lorsque la localité héberge une forte proportion d’étrangers originaires des pays du Sud de l’Europe (phénomène de retour au pays dès l’âge de la retraite).

Cette catégorie de personnes se caractérise aussi par des risques cardio-vasculaires moins élevés qui contribue à réduire le taux de mortalité (cf. p. ex. Prilly et villes de la ceinture genevoise). Voir p. ex. Wanner, Philippe, Mortalité des étrangers en Suisse : analyse par grand groupe de causes et par type de cancer 1989-1992, OFS 2000.

(10) 41% en 2003. Source : OFS.

(11) En effet, le nombre de victimes graves a reculé de près de deux tiers: 1694 morts en 1970 contre 513 en 2002, 18’314 blessés graves en 1970 contre 5931 en 2002.

Source : Accidents de la circulation routière en Suisse en 2002, OFS, Neuchâtel 2003, 150 pages.

 

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